L’enquête sur le drame de la Saint-Sylvestre au Plateau, à Abidjan, qui a conduit à la mort de 63 personnes, selon le bilan officiel, va-t-elle aboutir un jour ? En tout cas, dans son édition à paraître ce lundi, l’hebdomadaire Jeune Afrique, soutien traditionnel d’Alassane Ouattara, livre une information assez troublante à propos du mystérieux « chantier de la mort », qui est un des facteurs à l’origine de la bousculade mortelle. « A l’heure où nous mettions sous presse, aucune responsabilité n’avait été précisément définie. Vers qui faut-il se tourner ? Vers le gouverneur d’Abidjan ? Le préfet ? Les services de polices ? Et quelle est la responsabilité des sociétés qui opèrent sur le chantier – le maître d’ouvrage (la SCI Le Nere) ; le maître d’ouvrage délégué (le cabinet Gecmo de Philippe Nouvian) ; la société Cobats, le Français Frédéric Pola, à qui la gestion des travaux a été sous-traitée ? A qui appartient vraiment le terrain ? Alassane Ouattara a promis de faire toute la lumière sur ces événements. Ses compatriotes attendent maintenant qu’ils tiennent parole », écrit Jeune Afrique.
Ce que l’hebdomadaire ne dit pas, l’ex-député Mamadou Ben Soumahoro, infatigable imprécateur anti-Ouattara, qui connaît bien le couple qui préside aux destinées de la Côte d’Ivoire, ne se prive pas de le marteler, dans une courte tribune parvenue à la rédaction du Nouveau Courrier. Et il accuse : « L’hebdomadaire ‘’Jeune Afrique’’ qui révèle cette semaine l’information avec subtilité se contente de citer l’identité du prête-nom de Dominique qui n’est rien d’autre que M. Philippe Nouvian, le frère cadet même père, même mère que la ‘’Première Dame’’ de la République bananière de Côte d’Ivoire. Le ‘’beauf’’ Philippe Nouvian avait longtemps séjourné au Gabon du temps d’Omar Bongo Ondimba avant de rejoindre l’équipe de prédateurs OUATTARA-ARMAJARO à San Pedro, pour organiser le hold-up sur le cacao de la Côte d’Ivoire et des Ivoiriens ». Derrière le scandale, un autre scandale ?
Philippe Brou


A mon sens je pense que le District d’Abidjan n’a pas pris la mesure de l’ampleur de l’évènement. C’est bien dommage que ce soit après des morts que nous prenons toutes les mesures pour éviter de tel évènement dans le futur. Pauvre Afrique.