Dans un courrier adressé à nombre d’organisations d’Ivoiriens vivant en France, en l’occurrence les organisations patriotiques, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, Charles Gomis les invite à «un échange fraternel le vendredi 1er février». Au menu : «des questions de développement et d’émancipation de notre pays». Face à cette démarche qu’elle juge inopportune, bien que ne faisant pas partie des invités, l’Ong Halte aux génocides mémoire et justice (HGMJ) désapprouve. «Nous nous posons la question de savoir de qui se moque monsieur Gomis, représentant de Ouattara ? En effet, il fait fi de la question politique et des raisons pour lesquelles les Ivoiriens de la diaspora manifestent depuis bientôt 2 ans. Nous lui rappelons que nous sommes en résistance depuis avril 2011 pour dénoncer la déportation de Gbagbo Laurent, les crimes de masse, le génocide en cours dans l’ouest ivoirien, l’emprisonnement des cadres de l’opposition, de Simone Gbagbo, Michel Gbagbo qui a eu juste le tort de porter le nom de son père et aujourd’hui de Blé Goudé entre autres», s’indignent les responsables de HGMJ, dans une déclaration qui nous est parvenue. Pour eux, des questions essentielles demeurent sans solution, pendant que les populations souffrent le martyre. Ils en veulent pour preuves les massacres répétés à l’ouest dont le dernier en date est celui de Nahibly.
Par ailleurs, le Comité pour la résistance et la démocratie (CRD), par la voix de son secrétaire général Pacome Zegbé (dont on publie l’invitation) et Madame Topo Léontine, présidente des femmes patriotes, ont été très clairs également sur leur refus d’aller discuter avec monsieur Gomis ou tout autre représentant de Ouattara tant que Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo et d’autres prisonniers politiques seront détenus dans les geôles de Ouattara pour leurs opinions politiques.
En tout état de cause HGMJ, qui ne se sent concernée ni de près ni de loin, par la voix de sa présidente Mathilde Thépault refuse cette rencontre et prévient qu’elle ne mandate aucun de ses membres pour rencontrer monsieur Gomis.
Gérard Koné

