Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), dans l’affaire Laurent Gbagbo, ancien président ivoirien, a « demandé à la Chambre l’autorisation de ne pas communiquer l’identité d’un témoin à la défense » lors de l’audience de confirmation des charges pour raison de « sécurité », selon le porte-parole de la juridiction internationale, Fadi El Abdallah, à ALERTE INFO.

« La Chambre a considéré que la Cour a la responsabilité de veiller à la sécurité des témoins et a décidé d’accord son autorisation de ne pas communiquer son identité », a indiqué M. Fadi à l’agence de presse ALERTE INFO.
Le porte-parole de la CPI, M. Fadi, a précisé que « le procureur n’a pas inclus le témoignage de cette personne dans les éléments présentés pour l’audience de confirmation des charges ».
« Considérant qu’une information similaire à celle qui était donnée dans le témoignage était déjà communiquée à la Défense qui pourra l’utiliser le cas échéant », la Chambre a approuvé cette décision, a-t-il rappelé.
Selon la CPI, M. Gbagbo « aurait engagé sa responsabilité pénale individuelle, en tant que coauteur indirect » dans la crise-poste-électorale ivoirienne, du 16 novembre 2010 au 12 avril 2011. II est accusé de « crimes contre l’humanité ».
La Chambre préliminaire I de la CPI a estimé que les « attaques lancées par les forces pro-Gbagbo pendant les violences postélectorales ont été menées en application de la politique d’une organisation ».
Un mandat d’arrêt a été lancé également contre Mme Gbagbo, l’épouse de l’ancien président ivoirien depuis le 22 novembre 2012 pour « crimes contre l’humanité », mais les autorités ivoiriennes n’ont pas encore répondu officiellement à la CPI.
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